Les eaux claires parasites génèrent un surcoût, une usure prématurée des installations et un risque accru de déversements au milieu naturel… Leur identification et résorption constituent un aspect essentiel du diagnostic permanent et des orientations budgétaires conduites par la collectivité sur son système d’assainissement. Zoom sur la mise en œuvre du suivi des eaux claires parasites, et des outils à disposition.

L’infiltration d’eaux claires parasites dans les réseaux d’assainissement pose de multiples problèmes aux collectivités : surconsommation énergétique pour pomper les volumes supplémentaires transitant dans les réseaux, risques de déversements dans le milieu naturel plus élevés, et substitution à un entretien sain et contrôlé des réseaux pour lutter contre la formation d’H2S. L’arrêté du 21 juillet 2015 imposait la mise en œuvre du diagnostic permanent pour les systèmes d’assainissement supérieurs ou égaux à 10 000 équivalents habitants avant fin 2020. Bien que l’arrêté du 30 juillet 2020 ait accordé un délai supplémentaire (fin 2021 à fin 2024 en fonction du volume de DBO5 traité), cette réglementation oblige les collectivités à se saisir du problème.
Celles-ci sont dès lors en proie à de nombreux questionnements, comme en témoigne le nombre de questions posées sur le sujet sur le forum d’entraide technique des professionnels de l’eau : instrumentation pour mesurer les volumes déversés en fonction du type de déversoirs installés, questions sur les conventions de déversements et sur les coefficients de pollution, diagnostic des eaux claires parasites (ECPP et ECPM)… Les services d’assainissement doivent désormais consacrer un temps significatif à l’identification et la quantification des eaux claires parasites et à la limitation de leur impact environnemental. Identifier les portions du réseau les plus sujettes aux infiltrations est une étape cruciale de ce travail, mais les techniques employées (localisation par fumée ou passage caméra) ont encore souvent un coût prohibitif. Cette étape est pourtant essentielle puisqu’elle permet de prioriser les investissements et d’avoir une gestion patrimoniale efficace, qui entraîne une baisse de consommation d’énergie et de réactifs une fois les infiltrations limitées. De nombreuses solutions émergent pour les accompagner dans cette démarche.

Les tableaux de bord de FluksAqua sont co-construits avec les exploitants pour faciliter ce suivi : cet outil numérique intuitif et efficace facilite le suivi opérationnel quotidien et le diagnostic permanent. Facilement et rapidement configurable, il calcule et hiérarchise automatiquement les indicateurs métiers, facilite l’analyse des données issues de la télégestion et le partage d’information au sein des équipes, et évolue en fonction des retours utilisateurs.

Tableau de bord FluksAqua - suivi des eaux claires parasites

Tableau de bord FluksAqua – suivi des eaux claires parasites

Dans le cas des eaux claires parasites, les tableaux de bord FluksAqua se veulent pragmatiques :
– Calcul automatique de la proportion des différents types d’eaux claires parasites (eaux de nappes, d’infiltration ou de ressuyage)
– Priorisation des portions du réseau les plus touchées par les eaux claires parasites
– Suivi des volumes collectés en lien avec la pluviométrie
– Reporting mensuel et annuel du suivi des eaux claires parasites (par secteur ou par bassin)

Ses objectifs, fixés par les exploitants assainissement ayant co-construits l’application sont les suivants :

● Satisfaire aux obligations réglementaires dans le cadre du Diagnostic Permanent
● Protéger le milieu naturel en limitant les déversements
● Limiter les coûts de fonctionnement (électricité, réactifs, usure précoce,…)
● Orienter les investissements sur le réseau

Comme pour tous ses tableaux de bord, la société propose un test gratuit sur demande, pour les collectivités désireuses d’identifier les eaux claires parasites dans les réseaux d’assainissement dans le cadre de la mise en place du diagnostic permanent.

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